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08 mai 2008

Pour l'accueil en France d'EUROPEAID – par Jacques Deuse*

Historique

La France a toujours joué pour des raisons historiques un rôle majeur en matière d’aide au développement pour les pays du Sud.Elle y consacre 8,15 milliards d’USD ce qui la place  au second rang mondial des bailleurs de fonds d’aide au développement et au premier rang des pays du G 7 en termes d’aides rapportées au PIB.Celle ci est répartie à 78 % en aides bilatérales et 22 % en aides multilatérales dont une part importante en cofinancement avec la Commission européenne. La France participe à hauteur de 24 % au Fond européen de développement(FED), le Royaume-Unis seulement à hauteur de 12 %.
La France doit donc renforcer son  rôle moteur en matière d’aide aux pays du Sud et valoriser les importantes réalisations faites depuis 25 ans à Montpellier au niveau du complexe AGROPOLIS qui devrait évoluer en temps que composante déterminante d’ un « pôle d’Universités du Sud ». Il s’agit d’une ambition régionale et nationale assumée par la région L-R dans le cadre de la décentralisation et d’une ouverture affichée vers les pays du Sud.

Une offre pour accueillir l’Agence européenne de développement (EUROPEAID)

La région L-R a de tout temps été un pôle de rayonnement vers les pays du Sud et la décentralisation depuis 1970 de plusieurs organismes de recherche et de développement (IRD,CIRAD,…), de bureaux d’études (BCEOM, BRL, …), l’implantation d’organismes de recherches étranger(CSIRO d’Australie, USDA,…). Elle offre donc un environnement unique en Europe pour accueillir une nouvelle Agence européenne dont le noyau dur existe à Bruxelles pour l’instant sous forme de l’office de coopération (EUROPEAID )au sein de la Commission européenne. Il faudrait compter sur le transfert de plusieurs centaines de fonctionnaires européens sur une période courte de temps  et dont on peut imaginer un lancement commun lors de la présidence française. Cela  renforcerait  la grande  ambition méditerranéenne de l’Union européenne et le renforcement de son aide vers les pays du Sud pour gagner le combat contre la faim et la pauvreté. 
Cette Agence européenne serait partie intégrante d’un nouveau pôle des Universités du Sud qui regrouperait sous une forme dérogatoire l’ensemble des structures de coopération française, coordonées par une structure unique de  Coopération Internationale et qui serait l’embryon de l’Agence française de Coopération. Elle serait implantée en région L-R  sous forme de réseau équilibré.

Une offre d’accueil avec une offre de services d’appui et de logistique

La Région L-R est déjà dotée d’un bon réseau de communication national et international et qui devra se compléter par un effort particulier de liaisons aériennes vers l’Europe et les pays du Sud et de la connexion du réseau TGV à l’Espagne
La création d’un Lycée international et l’internationalisation « des universités du Sud » devraient offrir des possibilités d’enseignement de type international.

Cette offre française pour l’accueil de l’Agence européenne en Région L-R couronnerait les efforts français de conforter l’Union européenne à la première place en matière d’aide au développement.

* Jacques Deuse est Responsable Nouveau Centre du canton de CASTELNAU LE CRES (HERAULT)

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