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09.05.2008
Faire garder ses enfants : un casse-tête ! - par Karin Tourmente
Première idée : modifier les conditions d’accès aux haltes-garderies. Si une femme ne travaille pas, elle n’a quasiment pas accès aux gardes en journée continue, mais... a autant besoin qu’une autre de souffler !
Encore une idée « lumineuse » - née d’un constat simple - : les horaires des crèches et haltes-garderies ne sont en rien claqués sur les horaires de travail (à moins d’avoir un employeur hors pair...). Pourquoi, donc, ne pas développer des crèches à horaires « décalés » ? Ouverture à 6 heures du matin et fermeture à 22 heures. Il en existe quelques-unes en France, pour le plus grand plaisir des parents qui ne sont plus stressés à l’idée que Petit Chéri risque de se retrouver au commissariat de police, si « flute de zut, on arrive pas à avancer avec ces bouchons ! » ou si « fixer au dernier moment la réunion, à 17h,... On voit bien que le boss n’a pas d’enfants ! ». Nombreuses sont les femmes qui peinent à trouver, mais doivent avoir recours aux baby-sitters et nounous pour assurer la garde de leurs chers petits en attendant l’ouverture des structures spécialisées, ou après leur fermeture. Résultat : des frais énormes et pour certaines, une fois ces charges déduites, un gain mensuel est de trois cents euros, essentiels néanmoins pour le foyer. Les employeurs ont également tout à gagner dans de tels projets (créateurs d’emplois !) : des études prouvent que cette amplitude d’horaires entraînerait la fidélisation des employées, moins de stress au travail, et... moins d’absentéisme en entreprises.
Si les services publics ne peuvent répondre à toutes les demandes de gardes d’enfants, pourquoi ne pas inciter les entreprises à développer des crèches inter entreprises, en leur offrant des crédits d’impôts ? Et les petites entreprises ? Elles pourraient se regrouper pour créer une crèche commune et bénéficier des mêmes avantages. Qui dit crèche d’entreprise dit également moins d’absentéisme des femmes et plus grand investissement dans le travail !
Les employés des centres commerciaux ont souvent des horaires sans nom. Il y a là encore de rares exemples de création de structures pour les tout-petits qui permettent aux parents de travailler le cœur plus léger... Mais aussi aux clients de ne pas avoir Petit chéri dans les jambes pour faire leur shopping ou remplir l’insatiable caddie ! Il y aurait également possibilité de développer dans ces centres commerciaux les services à la personne.
Et pour les enfants plus grands ? Les services périscolaires des écoles primaires et maternelles devraient être ouverts de 7h du matin à 19 h. Pour ce faire, encore des mesures incitatrices et l’introduction de ce critère dans la D.G.F (dotation globale de Fonctionnement de l’Etat vers les communes)...
On peut également proposer la gratuité de l’accueil des enfants dans ces garderies pour les mères de famille isolées qui partent en formation. L’aide actuelle est tellement limitative qu’elle ne permet pas à ces femmes de payer la garde, donc... de partir en formation ! Coût pour les communes ? Rien ou si peu...
Une dernière idée « lumineuse » ? Elargir, dans les structures de service à la personne, les gardes d’enfants à horaires atypiques, qui peuvent être liées à des déplacements professionnels ou un parcours de formation.
16:55 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


