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13.05.2008

Notre parti et ses valeurs - par Thierry Viala*

A quelques heures d’un congrès fondateur ou plutôt refondateur du centre, et alors que se sont multipliées lors des dernières échéances, les alliances politiques iconoclastes,  il peut être utile de rappeler ce qui nous distingue de la gauche en général et du parti socialiste en particulier.

Ce dernier vient de produire une déclaration de principes en 21 points. Le  paragraphe 2 est particulièrement intéressant et schématise en quelques mots  ce  qui  constitue  une différence à mes yeux. Il y est affirmé que «l’égalité  est  au cœur de l’idéal » socialiste. En contrepoint est précisé que cette quête n’a de sens que par et pour les libertés.

Moi, je crois que la liberté est au cœur de notre idéal. Cette divergence n’est pas sémantique, elle est fondamentale.

La  liberté  est un idéal qui impose d’être vigilant dans tous les actes de la vie publique ; à Bruxelles et Strasbourg pour poursuivre la construction européenne  et  l’irréversibilité  de la paix, à Paris pour sauvegarder une éthique  budgétaire à l’égard des générations futures sans renoncer à aider les  plus  faibles,  au  parlement  pour  limiter la multiplication de lois interventionnistes  et non appliquées … Cet idéal invite également à ne pas ménager nos efforts pour que chacun accède à cette liberté.

L’égalité  idéalisée  par  le parti socialiste m'apparaît comme un moyen au service  de  la  liberté ; bien que je préfère le mot solidarité qui invite les  individus  à se soutenir mutuellement, à créer le lien qui dessine une collectivité,   sans   altérer  la  capacité  d’initiative  de  chacun. La solidarité est pragmatique.

En fait, la solidarité me semble consubstantielle de la liberté.

Chaque  homme  doit être maître de son destin et responsable. La solidarité que  traduit  notamment  l’action  de  l’Etat  vise  à  mettre en œuvre les garanties nécessaires à cette expression de la liberté.

Cette  contribution est là pour rappeler que nous devons lors de ce congrès affirmer  nos  valeurs  avec  force  et une certaine ambition à l’égard des jeunes générations en particulier.

* Thierry Viala est Adhérent Nouveau Centre de Haute Garonne

Commentaires

Si vous êtes intéréssés par ce sujet, Public Sénat diffuse en direct, samedi 17 mai à 10h45 et 15h00, le congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes. Plus d'infos sur www.publicsenat.fr

Ecrit par : Public Sénat | 13.05.2008

Je suis dans l'ensemble d'accord sur vos propos concernant la liberté et l'égalité. LA liberté est au centre de notre idéal. Cependant la notion d'égalité est aussi fondamentale dans le sens défini par la tradition libérale que l'on retrouve dans la déclaration d'indépendance des Etats Unis et dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il ne s'agit pas d'égalité sociale (qui à mes yeux est une escroquerie intellectuelle), mais d'égalité des droits, d'égalité devant la loi. Dit autrement nous sommes égaux devant la liberté et tout le monde a droit à la liberté. C'est la première condition dans le droit à la recherche du bonheur, si chère aux insurgés américains et aux libéraux sociaux français comme Benjamin Constant.
José Marco

Ecrit par : José Marco | 14.05.2008

Liberté, égalité fraternité : telle est la devise que 1789 nous a légué. Une autre époque mais déjà un formidable espoir pour chaque être humain.

Etre libre dans les limites de la liberté des autres avec une égalité de droits tout en ayant un esprit fraternel. L'évolution de la société a cependant fait abstraction de la notion de "responsabilité", qui est celle que nous avons à l'égard de notre environnement, et pas uniquement au sens écologique du terme.

Cette notion de responsabilité est d'autant plus fondamentale, que la droite a galvaudé la liberté en la perdant dans l'individualisme et la gauche a galvaudé l'égalité en la confondant avec l'égalitarisme alors que la fraternité a été transformée en solidarité! Au nom de quoi avons-nous ce mélange des genres ? Au nom de l'argent!!! Au lieu que l'argent ne soit que le moyen d'échanger des produits et des prestations entre les êtres humains, la gauche et la droite en ont fait un enjeu de pouvoir, une finalité qui a détourné la noblesse de notre devise! La liberté est un enjeu économique pour la droite alors que l'égalité est un enjeu économique pour la gauche...

Or notre idéal centriste se doit de remettre à plat les hypocrisies ambiantes qui se sont développées et qui conduisent aux communautarismes et au repli sur soi...pour posséder les richesses.

Alors que la construction européenne est un extraordinaire moteur de promotion des libertés, de l'égalité entre les êtres humains issus des peuples européens dans cet esprit de fraternité que nos ancêtres souhaitaient imprimer, il est plus que jamais nécessaire que nous assumions et réaffirmions nos responsabilités face aux enjeux économiques notamment en luttant contre le laxisme budgétaire des politiques français (déficits, endettement irresponsable au niveau national mais aussi au sein même de toutes nos collectivités locales qui puissent sur le budget de l'état) pour instituer plus de démocratie et de transparence au nom de l'être humain.

"LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, RESPONSABILITE" telle doit évoluer notre devise si nous voulons que la France puisse exercée cette responsabilité de leader dans le domaine des droits de l'homme.

Ecrit par : Patrick AUBIN | 15.05.2008

Pour préciser un peu plus ma pensée :

La liberté, c'est ce qui doit caractériser chaque être humain dans sa volonté libre de choix et de jugement capable de résister à toute forme de contrainte. Les limites de la liberté se trouve cependant là où commence celle des autres.
L'égalité, ce sont les droits fondamentaux que la société doit accorder à tous les êtres humains et la société se doit de les garantir. Attention donc à ne les confondre avec les avantages liée à l'évolution de la société.
La fraternité, c'est ce que chaque être humain doit donner et être en mesure de recevoir...parce qu'il vit en collectivité.
La responsabilité, c'est que chaque être humain a comme devoir envers les autres.

Derrière ces quatre valeurs de vie, nous nous devons de bien faire abstraction de la notion d'argent, qui ne peut régler les rapports humains.

L'argent n'est qu'un outil que l'homme a mis en place pour régler les échanges économiques. Donc au Nouveau Centre, séparons bien "valeurs humaines" et "valeurs marchandes".

Ecrit par : Patrick AUBIN | 18.05.2008