12 mai 2008

Contribution des Jeunes Centristes

1. Nos convictions sur ce que les jeunes peuvent apporter

Représenter la jeunesse dans sa diversité  au sein de notre mouvement et constituer ainsi un moyen privilégié pour intéresser les jeunes à la politique

Plus facilement que les aînés, nous pouvons nous adresser à la jeunesse dans sa diversité : étudiants/ jeunes en difficulté/jeunes actifs. Parce que nous avons une plus grande facilité à accéder à ces publics, nous pouvons élargir le socle militant et améliorer la représentativité du parti dans son ensemble.
Nous avons la volonté de tisser un réseau de relations et de mettre en place des événements avec les mouvements jeunes de la société civile (jeunes entrepreneurs, jeunes agriculteurs, associations françaises et européennes,...), afin de rayonner au-delà du parti.
Nous voulons donner envie aux jeunes d’exercer leur citoyenneté, en les intéressant à la politique et en les reconnectant à la vie de la société française.
Nous, jeunes, pouvons ainsi apporter du sang neuf au parti aîné, pour en finir avec le cliché d’un parti d’élus et de « notables » et pour que le Nouveau Centre représente l’ensemble de la société.


Constituer une présence forte de terrain

Notre parti se crée. Nous avons beaucoup à développer et à construire, et il est donc vital de bien comprendre notre base, d’identifier ses caractéristiques et ses attentes, afin de construire nos fondations sur du réel.
Nous, jeunes, sommes parfois mieux placés pour « prendre la température » et pouvons ainsi jouer un rôle d’alerte et agir comme relais d’opinion.


Penser par soi-même

Nous voulons dépasser les corporatismes et la « société de défiance ».
Nous disposons par ailleurs d’une grande liberté de parole, ce qui doit nous permettre :
- D’être une vraie force de proposition et de suggérer des alternatives à la politique menée ;
- De questionner au besoin le positionnement du parti, notamment vis-à-vis de nos alliés, en osant nous placer devant le choix du suivisme ou de l’indépendance, ce qui implique de se demander sur chacun des sujets majeurs : en suivant le gouvernement sur tel ou tel point, fait-on le bon choix ?


Construire l’avenir par un projet politique responsable

Parce que nous sommes une génération particulièrement sensible au sujet de la triple dette (sociale, financière et environnementale), nous affirmons l’obligation pour notre projet politique de justifier sa cohérence dans la durée, en étant guidé par un souci de soutenabilité à long-terme et de réalisme.
Nous pensons que la gestion des urgences à court-terme ne doit pas occulter les réformes et projets de moyen-long terme, nécessaires pour permettre un mieux-être des citoyens sur la durée : l’action politique doit se penser dans une logique de développement durable.


Apporter notre vison sur certains sujets

Nous estimons bénéficier d’une véritable légitimité sur certains sujets qui nous concernent particulièrement en tant que jeunes. Sur ces sujets, nous devons être les premiers à porter des messages forts, par exemple dans les domaines suivants : éducation/enseignement supérieur, avenir des retraites, citoyenneté, protection sociale, écologie,...
Nous devons être crédibles si nous voulons être légitimes pour représenter les citoyens, et ce non pas seulement lors des échéances électorales, mais dans la durée et dans toutes nos actions.


Forts de ces convictions, nous voulons être à l’avant-garde du projet politique du Nouveau Centre.


2. Notre vision de l’articulation entre jeunes et mouvement aîné

Nous, jeunes, sommes bien entendu prêts à apporter toute notre énergie pour aider les aînés à mobiliser les citoyens et organiser des événements.
Mais nous pensons que le Nouveau Centre a tout avantage à confronter ses jeunes aux réalités et aux enjeux de la vie politique. Ainsi, nous refusons que notre relation au parti se résume à l’utilisation des jeunes comme simple force d’exécution ou troupes qu’on mobiliserait uniquement lors des campagnes.

Les campagnes et les événements sont par nature ponctuels, alors que nous souhaitons pouvoir mener une action permanente et en continu. Nous souhaitons ainsi prendre pleinement part au projet politique du Nouveau Centre, y porter les idées qui nous sont chères, et être pour le parti une force de proposition réactive et constructive.
Il ne s’agit pas bien sûr de prétendre prendre les commandes, en s’attribuant la mise en œuvre des politiques, qui relève davantage des aînés, mais d’apporter des contributions et de faire en sorte que ces contributions soient pleinement entendues.

Pour faciliter cette articulation, nous proposons que l’organisation des Jeunes Centristes comporte des représentants en relation permanente avec les leaders du Nouveau Centre, et travaillant avec eux sur les sujets de fond traités par le parti. Cette interaction pourra s’appuyer notamment sur les pôles thématiques qui sont en cours de constitution au sein des Jeunes Centristes.


Cette pleine association nous semble indispensable et constitue une des sources de motivation chez les jeunes centristes, et aujourd’hui un élément qui les différencie d’autres mouvements jeunes. De surcroît, un mouvement politique comme le Nouveau Centre ne peut être crédible si ses jeunes ne participent pas à part entière à son projet politique : si le Nouveau Centre veut apparaître comme un parti moderne, s’il veut représenter la France pour longtemps, ses jeunes doivent prendre toute leur part dans son projet.

 

3. Les dimensions locale et européenne au cœur de notre développement

Nous pensons que les citoyens doivent se sentir bien à la fois dans leur ville, dans leur région, dans leur pays, au sein de l’Europe. Y avoir une place à part entière. Y être représenté.
Nous devons proposer une organisation et un projet en cohérence avec cette diversité de la citoyenneté. Pour que les jeunes, et les citoyens au sens large, puissent s’y reconnaître. En ce sens, nous proposons de travailler conjointement avec nos représentations locales (fédérations régionales) et européennes (YEPP, députés européens) pour contribuer au projet et développer le mouvement.
Outre l’Europe, à nous de nous approprier la décentralisation comme l’un de nos axes prioritaires, et pas seulement du central au local, mais également et surtout du local au central, et également au niveau européen.


4. La modernité telle que nous l’entendons

Nous partageons les trois valeurs traditionnelles du Nouveau Centre, parti social, libéral et européen. Nous, jeunes, mettons également l’accent sur la valeur « modernité », que nous souhaitons tout particulièrement incarner.

Qu’entendons-nous par « modernité » ?

Si nous voulons que la jeunesse se reconnaisse dans un modèle de société, il faut également que ce type d’organisation sociale corresponde à la jeunesse. Notre projet politique doit représenter ces deux dynamiques pour proposer les évolutions adaptées aux attentes et aux contraintes de la jeunesse.

En ce sens, nous avons tout d’abord la volonté de représenter une France de responsables et non plus d’assistés : responsabilité dans l’engagement politique, responsabilité dans l’utilisation et la préservation de notre système de protection sociale.

Nous pensons qu’il faut également faire évoluer l’état d’esprit de la société française : les jeunes souhaitent une France dynamique et volontaire, qui les tire vers le haut, et non plus une France immobiliste et complexée, qui les tire vers le bas.

Aux prises de position théoriques et aux promesses illusoires, nous préférons le pragmatisme. Il ne s’agit aucunement de sacrifier nos valeurs, mais de s’assurer qu’elles pourront être concrétisées dans l’action.

Enfin, la modernité recouvre surtout pour nous des modalités d’exercice du pouvoir qui rompent avec les pratiques traditionnelles et visent à redonner confiance en la chose publique.
Nous appelons à une transparence plus grande de la vie politique : les élus ont un devoir d’information et des comptes à rendre à l’ensemble de citoyens.
Nous souhaitons que l’humilité et l’honnêteté soient privilégiées. Ainsi, si un autre parti a mené une bonne politique, il nous semble plus constructif d’avoir l’honnêteté de le reconnaître plutôt que d’être, ainsi que le font souvent les partis d’opposition, dans une posture de critique et de dénigrement systématiques.
Nous déplorons le manque actuel de hiérarchisation entre les politiques menées, conduisant à focaliser l’opinion sur des points anecdotiques alors que des réformes d’envergure doivent être menées. Au contraire, il nous semble indispensable de dégager et justifier les priorités de l’action politique, afin de les rendre cohérentes et compréhensibles par les citoyens.
Nous souhaitons la rénovation de la relation entre les élus et les électeurs, par la mise en place d’un véritable contrat politique : la feuille de route sur laquelle les électeurs ont fait leurs choix doit être respectée et appliquée une fois l’élection passée.
La consultation et la concertation préalablement à la prise de décision sont également, à nos yeux, deux conditions nécessaires de la modernité politique.


5. Nos premiers axes de travail pour contribuer au projet politique du mouvement

Relancer l’Europe
Le projet des Jeunes Centristes est fondamentalement Européen, dans la droite ligne de l’héritage de Jean Monnet. Notre vision de la construction Européenne se veut avant tout « Euro-réaliste ».
La France est l’un des membres fondateurs de la construction européenne, et a toujours été l’un de ses principaux moteurs, notamment en termes de valeurs. La jeunesse française a beaucoup à apporter pour redonner à la construction européenne un sens et un élan, et montrer que Les attentes des citoyens français sont inséparables de l’intérêt général de toute l’Europe.
Le débat sur un système fédéral et des systèmes alternatifs doit être lancé, et les Jeunes Centristes peuvent être force de proposition pour initier ce débat.


Concilier économie et solidarité
C’est un état de fait. La France doit faire face aujourd’hui à trois dettes : une dette financière, une dette sociale, une dette écologique.
Pour répondre à la dette financière, il s’agit de prendre les actions qui s’imposent et d’arrêter de pratiquer la langue de bois, après 30 ans où notre situation financière n’a fait qu’empirer. Nous préconisons la pédagogie et la responsabilisation, afin d’améliorer la compréhension du problème et de ses enjeux. La fin de la culture du déficit passe par le développement d’une culture de la responsabilité. Son horizon est le moyen terme. Nous pensons que les jeunes peuvent être moteurs pour trouver une alternative à l’augmentation continue de la dette.
Les solutions au problème de la dette sociale ne sont pas remises à la discrétion des seules formations de Gauche. Tout comme cela ne doit pas être un simple outil de communication attractif, sans véritable action. Différentes catégories sociales sont touchées (ouvriers, classes moyennes, populations des banlieues, familles nombreuses ou monoparentales…), et la jeunesse est l’une des populations les plus concernées par la dette sociale. Un état des lieux doit être fait. Un « Grenelle social » semble légitime pour travailler dans le consensus à l’élaboration de solutions adaptées, sans pour autant prolonger des placebos ou des systèmes d’assistanat qui ont montré leur inefficacité. L’urgence est réelle. Il faut également redonner tout son sens à la diversité et apporter de véritables réponses à l’intégration des personnes handicapées dans la société.
La dette écologique ne sera pas résorbée par un effet de mode ou des effets d’annonce. Le « Grenelle de l’Environnement » a ouvert une voie. Il s’agit maintenant de s’assurer que cette initiative se transforme en actions concrètes, produisant des effets réels. C’est un enjeu collectif, mais d’abord individuel. Il faut éduquer les citoyens à l’environnement, mais également aider les entreprises et autres acteurs à former leurs collaborateurs et techniciens pour répondre à la nouvelle donne en matière de consommation, d’industrie, de transports, d’agro-alimentaire, tout en étant attentifs aux effets (positifs et négatifs) des lobbies. Et cette question ne pourra se traiter uniquement au niveau local ou national : la réponse sera européenne ou ne sera pas.

08 mai 2008

Contribution des Jeunes Centristes de Paris

ETRE AU CENTRE

Rédacteur : David Valence

 

D’où venons-nous ?

            Le Nouveau Centre se réclame des idées qui faisaient la force de l’UDF. Notre formation politique repose sur un socle de valeurs que partagent la pensée libérale, la doctrine démocrate-chrétienne et la réflexion radicale. Nous sommes convaincus que ces valeurs humanistes, libérales et européennes ont vocation à rassembler un grand nombre de Français pour mieux relever les défis de l’avenir.

            Les différentes familles centristes ont en commun des valeurs de tolérance et de respect de l’autre. Les citoyens ont tout à gagner à l’ouverture d’un dialogue constructif et responsable entre les différents courants qui animent la vie nationale. La majorité et l’opposition doivent entretenir, au Parlement comme dans le pays, des rapports respectueux, sans exclusive, dans le respect des convictions de chacun.

            Un attachement exigeant aux libertés économiques et politiques : voilà qui constitue, à notre sens, le fondement des valeurs du Centre. A l’inverse, ce n’est que très récemment que les socialistes français, jamais en retard d’un archaïsme, ont reconnu la valeur de l’économie de marché ! Nous sommes convaincus pour notre part qu’il n’est pas de progrès social sans progrès des libertés et que les énergies françaises ont besoin d’être libérées.
            L’entreprise et l’entrepreneur doivent intégrer un imaginaire national que la puissance publique modèle depuis toujours. Les temps sont révolus d’un Etat qui savait, pouvait, et voulait tout. Le volontarisme est souvent le pire ennemi de la volonté. La France doit retrouver confiance en sa société civile et dans le dynamisme de ses citoyens.
           
            Mais notre libéralisme économique n’est pas un aveuglement. Nous savons l’importance de la collectivité quand il s’agit de donner à chacun les moyens d’exercer sa liberté ; nous portons une conception exigeante de la justice sociale, de la fraternité et de la solidarité.

            Les libertés auxquelles nous tenons sont également politiques. Notre pays ne souffre pas d’un trop de démocratie. Le dialogue et l’équilibre entre les différents pouvoirs y sont au contraire bafoués depuis trop longtemps. C’est en nous souvenant de Montesquieu et de la pensée des Lumières que nous plaidons pour une réforme institutionnelle ambitieuse.       
            L’organisation politique de notre pays peut concilier la volonté d’efficacité et l’exigence démocratique. Nous ne voulons pas d’un régime des experts : il est temps de renouer avec l’esprit des institutions de la Ve République en nous souvenant que le Parlement est l’expression de la volonté populaire. Les modes de désignation de notre représentation nationale doivent être repensés afin qu’elle reflète plus largement la réalité politique du pays.

            L’approfondissement de notre démocratie impose de s’engager sans hésiter sur la voie de l’approfondissement des libertés locales. Nous rêvons d’une République plus et mieux décentralisée. Une définition explicite des compétences des différentes collectivités locales et de l’Etat autoriserait ainsi une gestion plus efficace. La transparence des procédures de décision doit être mieux assurée, afin que les citoyens puissent se reconnaître dans les institutions qui agissent sur leur vie quotidienne.
            C’est animé du même sentiment que nous regrettons la faiblesse des corps intermédiaires dans notre pays (partis politiques, syndicats), que ne compense pas une activité associative trop morcelée.
            Nous souhaitons que la presse puisse jouer son rôle dans le débat public sans que soient obérées sa liberté de ton et son indépendance à l’égard des intérêts industriels.

            Notre famille politique a fait, avant d’autres, le choix de l’Europe. On parlait autrefois d’un horizon européen : ce lointain s’est aujourd’hui rapproché, jusqu’à prendre place dans le quotidien de millions de citoyens.
            La construction européenne a été imaginée pour assurer la paix entre les nations du Vieux continent. Notre responsabilité, c’est désormais de choisir de faire de l’Union européenne un artisan de paix et un facteur de stabilité à l’échelle de la planète.
       La construction d’une Europe de la Défense représente un des moyens de cette ambition, dans le respect de nos engagements auprès de l’OTAN. Les grands conflits de demain pourraient également se nourrir des problèmes énergétiques : le Nouveau Centre est très attaché à la définition d’une politique européenne de l’énergie.

 

Qui sommes-nous ?

            Le Nouveau Centre est un parti nouveau : les femmes et les hommes qui l’ont rejoint ont fait le pari de l’action.
       Assumer ses responsabilités, mettre ses idées en actes et transformer ses valeurs en décisions : c’est là, pour nous, la noblesse de l’engagement en politique. Les Centristes sont plus utiles dans la proposition que dans le dénigrement systématique.

            Les valeurs centristes ne sont pas solubles dans l’identité de la droite, pas plus que dans les vieilles lunes idéologiques de la gauche. L’état dans lequel se trouve notre pays fait cependant de la réforme une ardente nécessité. Alarmés par le déclin de la France, nous voulons travailler dès aujourd’hui à son relèvement avec nos partenaires de l’UMP. Ce choix se fonde sur une confiance et une loyauté réciproques.

            Notre appartenance à la majorité présidentielle n’exclut pas la liberté d’appréciation et de parole.
            Nous avons répété avec Charles de Courson notre exigence en matière de réduction de la dette publique au moment de la discussion de la loi Travail, emploi et pouvoir d’achat (Tepa) en juillet 2007.
            Nous avons obtenu avec Valérie Létard que l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne soit pas exigible au moment du règlement des successions, contrairement à ce que souhaitaient les sénateurs UMP en décembre 2007.
            Nous n’hésiterons pas à faire entendre notre différence dans les années qui viennent, chaque fois que nous l’estimerons nécessaire.

 

Ce que nous voulons

            Une solidarité durable
            La solidarité entre les générations impose de conditionner nos actions à la lutte pour la biodiversité et contre le réchauffement climatique. La France, patrie des droits de l’homme, doit donner l’exemple dès lors qu’il en va plus radicalement de la survie de l’humanité. Nous pensons qu’un effort important doit être conduit pour réduire notre consommation énergétique, ce qui passe notamment par une meilleure isolation du bâti existant.
       La division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 représente un objectif ambitieux mais réaliste. Il peut être atteint au moyen d’une diversification de nos sources d’approvisionnement. Nous devrons nous interroger sur l’articulation entre de petites unités de production d’énergie au niveau local et les grands réseaux européens. Enfin, il convient d’agir sur les modes de transport en développant le fret fluvial et ferroviaire et en investissant dans les réseaux de transport en commun.

            Une société plus juste
            Relancer l’ascenseur social
            Jacques Chaban-Delmas parlait de la France comme d’un « pays de castes » en 1969, il y a presque quarante ans. Notre pays souffre de l’absence de mobilité sociale. La reproduction des inégalités y nourrit frustrations et rancoeurs. Une société dans laquelle les enfants pensent vivre moins bien que les parents est une société qui désespère d’elle-même.
            La relance de l’ascenseur social ne passe pas par le développement de l’assistanat. Elle exige de définir une stratégie globale en matière d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, sans négliger la nécessaire transmission des connaissances. Des mécanismes doivent être imaginés, qui offriront une « seconde chance » de poursuivre des études supérieures à tout âge de la vie 
            Permettre à tous d’être bien logés
            Le logement occupe un place de plus en plus importante dans le budget des Français. Contrairement à une idée reçue, la hausse des loyers et des prix d’achat ne se limite pas aux espaces urbains : elle frappe désormais de nombreuses régions, en particulier dans les secteurs à vocation touristique. Nous nous réjouissons de l’indexation des loyers sur l’inflation, qui a été décidée fin 2007. Nous plaidons en faveur d’une meilleure rotation au sein du parc de logements sociaux. Plutôt que de mettre en chantier des lotissements consommateurs de paysages et d’espaces, la priorité devrait être accordée à l’habitat collectif, même en milieu rural.

            Un Etat efficace
            Réduire la charge de la dette
            Les Français sont prêts à entendre ce discours de vérité : oui, nous portons une lourde responsabilité à l’égard des générations futures. La charge de la dette publique freine d’ores et déjà notre capacité à agir là où le besoin d’Etat se fait sentir. Elle grève notre croissance et affecte la confiance des investisseurs étrangers. Reporter cet endettement sur nos descendants serait une trahison. Comment retrouver des budgets en équilibre ou en excédent, à l’image de notre voisin espagnol ? En imaginant un Etat sobre, qui exerce plus efficacement ses fonctions essentielles. Nous proposons de rendre impossible la présentation d’un budget national en déficit de fonctionnement.
             Imaginer une nouvelle étape de la décentralisation
            La France est corsetée par une multitude de petits pouvoirs, dont la coordination laisse trop souvent à désirer. L’enchevêtrement des responsabilités nuit à l’efficacité des pouvoirs publics. Une définition explicite des compétences des différentes collectivités locales et de l’Etat autoriserait à notre sens une gestion plus efficace. Nous pensons également qu’un débat doit s’ouvrir sur le nombre et la taille des collectivités locales dans notre pays.

            Une France plus dynamique
            Donner le goût d’entreprendre
            La politique conduite entre 2002 et 2007 a permis une croissance importante du nombre de créations d’entreprises. Nous devons faciliter la tâche des entrepreneurs qui, à tout âge, souhaitent prendre des risques pour créer de la richesse. Cela passe par une simplification des procédures administratives et par un changement d’attitude des établissements bancaires, trop souvent frileux ou sceptiques.
            La France est un des seuls pays d’Europe où il est possible de quitter l’enseignement secondaire sans avoir jamais entendu parler d’économie ! L’introduction de cours d’économie pour tous en classe de seconde pourrait être mise à l’étude.
            Favoriser la recherche
            La croissance de demain se construit dès aujourd’hui, dans les laboratoires et les centres de recherches. La France peut s’enorgueillir d’une recherche publique de haut niveau. Notre pays a désormais besoin d’une meilleure stimulation de sa recherche privée. Nous soutiendrons toutes les initiatives qui permettront d’inciter les entreprises à parier sur l’avenir en investissant dans la recherche et développement.
            Permettre l’essor des PME-PMI
            La France dispose d’un important tissu de petites et moyennes entreprises. Leurs dirigeants se vivent comme des oubliés de la politique économique du pays. Ils ont été très affectés par la mise en place des 35h. Nous pensons que la définition d’un « Small business Act » à la française permettrait de redonner confiance à ces entreprises, dont la croissance serait favorisée et qui se verraient réservée une part des marchés publics.