15.05.2008
Contribution de Elvire Cruz *
Le Nouveau Centre est-il en phase avec la société ? L’exemple des femmes.
Le centrisme que nous avons la prétention de représenter défend une vision humaniste et moderne de notre société. Notre démarche doit s’inscrire dans la volonté d’élargir les libertés individuelles, de construire une société de responsabilité. Nous encourageons et soutenons toute évolution de notre société qui va dans ce sens.
Le combat des femmes représente cette volonté d’émancipation et d’autonomie d’une partie importante de la population. Un mouvement centriste comme le nôtre se doit d’être au premier rang de ce combat...
17:20 Publié dans Femmes , Parti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elvire cruz, nouveau centre villeurbanne, nouveau centre rhône
14.05.2008
Contribution de Pierre d'Ornano *
« Gouverner au centre, avec des moyens de droite, pour atteindre des buts de gauche », Georges Bidault.
Alors que cadres, militants, adhérents, sympathisants et élus du Nouveau Centre s’apprêtent à travailler, à Nîmes, au projet du parti, c’est dire à son devenir, la question qui se pose est de savoir si l’on veut un parti puissant, par ses engagements et par son poids politique dans le pays, et susceptible de refonder une vraie famille de pensée centriste libérale et sociale ?
Le congrès de Nîmes ne doit pas seulement servir à élire un président. Certes, le meilleur choix, issu de la base, du candidat le plus charismatique susceptible de représenter et de véhiculer les fondements idéologiques et politiques de notre famille de pensée a une importance fondamentale. Mais, ce qui ressortira du Congrès de Nîmes, doit initier un élan fondateur, fédérateur et rassembleur vers des objectifs communs qu’il faut définir pour les faire émerger.
Il convient-il d’y réaffirmer le lien et les équivalences entre libéralisme, liberté, protection et progrès social. D’y définir précisément la place du service public, sa légitimité face aux carences du privé et son rôle notamment en direction des plus faibles. Réaffirmer également qu’il ne doit pas être figé dans ses acquis, mais qu’il doit respirer au rythme de l’évolution de la société.
Sachant que notre démarche s’inscrit aujourd’hui dans le cadre d’une alliance et d’une présence active d’un certain nombre de nos représentants au gouvernement, il me paraît important de rappeler outre les grands desseins fondateurs de la démocratie sociale libérale, dont la construction de l’Europe, sa singularité. Or cette singularité, en ce premier anniversaire de l’accession au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, doit s’exprimer avant tout dans les moyens de mise en œuvre des politiques économiques et sociales auxquelles le Nouveau Centre adhère.
Dans ce cadre, nous devons réaffirmer nos principes de gouvernement qui se fondent sur la recherche du compromis, c’est-à-dire qui récuse, dans les situations crispées, les dynamiques de confrontation et de mise en opposition des organisations et des hommes.
Ainsi, la méthode et la communication sur la méthode qui entourent toute réforme souhaitée et juste doivent, pour nous centristes, s’inscrire et suivre une pensée humaniste, qui place l’homme au centre du processus. A ne pas réaffirmer ce principe, on risque de rendre la réforme tant souhaitée haïssable. Et les espoirs suscités et déçus sont les plus destructeurs pour la cohésion d’un peuple.
A cela, deux exemples :
-La communication qui accompagne la mise en œuvre de la réforme du chômage stigmatise les fraudeurs à l’allocation qui ne constituent pourtant qu’une infime minorité des bénéficiaires. Au lieu de susciter l’espoir en redonnant confiance, on entoure, par capillarité, l’immense majorité des personnes qui recherchent effectivement un emploi d’une aura de faute, au demeurant culpabilisante. Ce climat concoure à opposer chômeurs et personnes en activité. Pire, il peut susciter le retour d’une conception utilitariste de la fonction et du rôle de la femme et de l’homme dans la société qui, in fine, serait exclusive des plus faibles, mettant ainsi en branle un des fondements de notre république démocratie, la fraternité.
-Concernant la réforme pénitentiaire… on apprend sur les bancs des Universités de Droit que la peine, pour être efficace, doit être exemplaire, productive – elle doit être prononcée et effectivement appliquée - et permettre la réinsertion. A ne pas bâtir sur ces trois éléments, concomitamment, on rend la sanction peu efficace, voire dérisoire. Or, à ce jour, le répressif l’emporte et la communication est tournée essentiellement en faveur des victimes. La réinsertion demeure le parent pauvre de notre système pénitentiaire.
Le texte sur la nouvelle loi pénitentiaire sera examiné par le Parlement au mois de juin. Ce doit être l’occasion pour nos parlementaires d’affirmer clairement les choix humanistes de notre famille de pensée, qui doivent s’inscrire dans le cadre de notre soutien aux objectifs du gouvernement de François Fillon, engagé dans une démarche volontaire et courageuse de réformes.
Le Centre est libéral lorsqu’il s’agit de libérer ou de ne pas brider l’initiative individuelle. Il est régulateur lorsqu’il s’agit de mettre en place et d’activer les garde-fous indispensables afin d’éviter les dérives et déviations d’une économie de marché susceptibles de transformer la libre entreprise en un outil au service des plus riches. Enfin, il est réformiste lorsque les systèmes et les organisations tendent à dominer sur l’homme, lorsque la « création de richesse » ne profite qu’aux détenteurs de cette même richesse et œuvre sans reconnaître à sa juste valeur le travail et la dignité humaine.
Elargir la base de la pyramide aujourd’hui inversée…
Outre l’essentiel effort de singularisation que se doivent de faire nos élus, et afin d’élargir la base militante de notre parti, un effort d’information et de formation - qui pourrait être dédié à un Comité - doit être engagé.
Ayons à l’esprit que la position très particulière et les choix philosophiques et politiques du Centre, résumés dans la formule de Georges Bidault : « Gouverner au centre, avec des moyens de droite, pour atteindre des buts de gauche » ne peuvent être compris, sans qu’ils soient expliqués, débattus pour, in fine, être véhiculés.
En la matière, l’impulsion ne peut venir que du haut. Cela signifie une participation active des élus à la vie des sections. Une organisation locale forte, reconnue, est une condition sine qua non à la construction d’une structure militante susceptible de porter et de transmettre nos idées.
C’est la meilleure des réponses à l’appauvrissement du débat politique, issu notamment de choix de communication qui privilégient les supports grand public, réducteurs en terme de messages, et qui favorisent les grands partis disposant de relais forts de communication. C’est peut être la réponse au tropisme bipartiste, entretenu et véhiculé notamment par les grands médias.
Le centre n’est pas et ne doit pas être perçu comme une atténuation, une modération des idéologies de droite ou de gauche, mais comme un humanisme en action. Il est de notre responsabilité, à Nîmes, d’en creuser à nouveau le sillon.
* Pierre d’Ornano est adhérent Nouveau Centre - Paris 1er arrondissement.
17:45 Publié dans Parti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pierre d'Ornano, nouveau centre 1er arrondissement de Paris, nouveau centre 75001
13.05.2008
Notre parti et ses valeurs - par Thierry Viala*
A quelques heures d’un congrès fondateur ou plutôt refondateur du centre, et alors que se sont multipliées lors des dernières échéances, les alliances politiques iconoclastes, il peut être utile de rappeler ce qui nous distingue de la gauche en général et du parti socialiste en particulier.
Ce dernier vient de produire une déclaration de principes en 21 points. Le paragraphe 2 est particulièrement intéressant et schématise en quelques mots ce qui constitue une différence à mes yeux. Il y est affirmé que «l’égalité est au cœur de l’idéal » socialiste. En contrepoint est précisé que cette quête n’a de sens que par et pour les libertés.
Moi, je crois que la liberté est au cœur de notre idéal. Cette divergence n’est pas sémantique, elle est fondamentale.
La liberté est un idéal qui impose d’être vigilant dans tous les actes de la vie publique ; à Bruxelles et Strasbourg pour poursuivre la construction européenne et l’irréversibilité de la paix, à Paris pour sauvegarder une éthique budgétaire à l’égard des générations futures sans renoncer à aider les plus faibles, au parlement pour limiter la multiplication de lois interventionnistes et non appliquées … Cet idéal invite également à ne pas ménager nos efforts pour que chacun accède à cette liberté.
L’égalité idéalisée par le parti socialiste m'apparaît comme un moyen au service de la liberté ; bien que je préfère le mot solidarité qui invite les individus à se soutenir mutuellement, à créer le lien qui dessine une collectivité, sans altérer la capacité d’initiative de chacun. La solidarité est pragmatique.
En fait, la solidarité me semble consubstantielle de la liberté.
Chaque homme doit être maître de son destin et responsable. La solidarité que traduit notamment l’action de l’Etat vise à mettre en œuvre les garanties nécessaires à cette expression de la liberté.
Cette contribution est là pour rappeler que nous devons lors de ce congrès affirmer nos valeurs avec force et une certaine ambition à l’égard des jeunes générations en particulier.
* Thierry Viala est Adhérent Nouveau Centre de Haute Garonne
10:55 Publié dans Parti | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.05.2008
Contribution du Gard
Un travail collectif porté par Jacky RAYMOND, Adjoint au Maire de Nîmes, Président-Délégué au Projet de la Fédération du Gard.
LE NOUVEAU CENTRE, UN PARTI EXEMPLAIRE POUR REDONNER LE GOÛT DE LA VIE PUBLIQUE
Le Nouveau Centre a pour première ambition de « moderniser la vie politique » et affirme à cette fin, parmi quatre principes essentiels, celui de « développer la participation des citoyens ».
La configuration politique actuelle, fondée sur l’affrontement de deux camps, ne correspond plus aux bouleversements de la France du XXI° siècle et aux défis nouveaux, considérables, qui en résultent. S’il importe de constituer, pour l’efficacité de l’action publique, une majorité de rassemblement et de gouvernement, il n’en convient pas moins de favoriser – en dehors des seules périodes électorales – l’expression de nos concitoyens, de permettre l’émergence de sensibilités et opinions différentes chez des femmes et des hommes nombreux à partager des convictions communes sur les grands sujets de notre société : l’environnement et le développement durable, l’éducation et la recherche, le chômage et l’exclusion, la dette et les déficits publics, etc.
Dans cette perspective, le Nouveau Centre affiche sa volonté de rendre tout d’abord ses adhérents acteurs des choix et des orientations du parti, donc de promouvoir et mettre en œuvre des démarches de participation démocratique, de développer de nouvelles pratiques : une autre « gouvernance », combinée à une réforme des institutions ; la responsabilisation des partenaires sociaux ; la mise en œuvre de formes d’expression citoyenne qui libèrent la parole, en évitant le piège de la démocratie d’opinion ; la promotion de la société civile et la reconnaissance du monde associatif ; …et une mobilisation forte des militants pour un fonctionnement démocratique exemplaire à chaque niveau du mouvement, du local au national.
Réaliser ce dernier objectif, c’est donner la parole aux adhérents et organiser des échanges selon un double axe vertical – circulation ascendante et descendante de réflexions, de propositions – et horizontal – débats, à chaque niveau du parti, sur des problématiques propres à la société française ou relatives au positionnement de la France en Europe et dans le monde.
Les adhérents doivent, en premier lieu, pouvoir s’approprier les sujets d’actualité débattus au Parlement et présenter des analyses, formuler des propositions aux responsables nationaux du parti, aux députés et sénateurs du Nouveau Centre. Ils doivent, en deuxième lieu, pouvoir présenter des contributions sur tout sujet qu’ils considèrent majeurs, tant pour l’action publique du parti que pour l’évolution de son fonctionnement interne. Ils doivent, en troisième lieu, pouvoir se prononcer sur l’indispensable bilan annuel de l’action du parti, réalisé au regard des orientations validées en congrès – les huit orientations du premier document de présentation constituent le cadre de référence de l’action du Nouveau Centre et celui de sa régulation –, ce qui signifie, par exemple, s’interroger sur les avancées obtenues dans le cas de la participation du Nouveau Centre à une majorité gouvernementale, sur les propositions faites par le parti et les stratégies déployées pour les faire aboutir dans le cas d’une action dans l’opposition.
Le Nouveau Centre, héritier d’une longue histoire mais nouveau venu sur la scène politique, se veut un parti responsable et exemplaire.
Responsable parce que, dans le respect de ses engagements, il respecte les institutions et l’Etat, y compris quand il œuvre à la réforme desdites institutions, parce que, dans le respect de convictions partagées, il s’emploie à rendre ses adhérents et militants acteurs des choix et du fonctionnement de leur mouvement. L’exercice de la responsabilité individuelle comme de la responsabilité collective accroît corrélativement le degré de responsabilité du parti à ses différents échelons ; elle accroît aussi la cohérence de l’action politique, la lisibilité du positionnement du parti sur l’échiquier politique, tant français qu’européen, la cohésion de ses responsables et de l’ensemble de ses adhérents.
Exemplaire parce que, parti réformiste, il s’appuie, pour mener à bien les réformes nécessaires dans un grande démocratie du XXI° siècle, profondément enracinée au cœur de l’Europe, sur des valeurs, des visées et des principes d’action discutés collectivement et validés selon des processus démocratiques retenus par des adhérents acteurs de leur propre fonctionnement. Cette exemplarité, attendue par une immense majorité de nos concitoyens, lassés d’affrontements stériles, voire contreproductifs, pose le Nouveau Centre en parti de rassemblement – rassemblement d’idées, rassemblement de courants de pensée prenant appui sur des valeurs communes, rassemblement de femmes et d’hommes soucieux de défendre leurs convictions démocrates, sociales et européennes.
17:15 Publié dans Parti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


