16 mai 2008

Projet d'orientation : une politique globale

24.
Face aux défis du nouveau siècle, nous en appelons à un dépassement des relations internationales et des anciennes diplomaties. Nous revendiquons l’invention d’une politique planétaire, visant à la régulation collective des grands problèmes de notre temps, dans une finalité libérale, progressiste plaçant l’homme au centre de tout. Nous en appelons notamment au développement à travers L’ONU, d’un véritable service public global de la solidarité, permettant de faire face aux crises structurelles, telles que l’aide à l’accès aux matières premières alimentaire, à l’eau potable, à la prévention sanitaire et aux soins médicaux, à l’éducation mais aussi aux technologies de l’information. Ce service public global de la solidarité devra réorganiser les modalités de l’action que nous devons déployer dans le cas de crises conjoncturelles, pour dépasser l’aide humanitaire, qui atteint aujourd’hui ses limites, et mettre en place une véritable institution transnationale chargée de venir en aide aux populations et aux régions frappés par une crise ou exposés à un risque particulier.

25.
Revendiquer une politique globale ne signifie pas seulement pour nous la promotion d’une politique planétaire. Il s’agit également de concevoir une nouvelle forme d’action publique adaptée aux exigences du XXIe siècle. La globalisation c’est à la fois considérer l’humanité dans son ensemble et les problèmes dans leur généralité, en tant qu’ils affectent le sort de l’humanité. Ainsi, œuvrer à la paix dans le monde demeure à nos yeux indissociable de l’impératif du développement durable. Les nouveaux risques environnementaux, le réchauffement climatique et la démographie mondiale entraîneront des bouleversements, notamment des déplacements de populations à une échelle que la planète n’a jamais connu. Ils imposent de penser la protection des modes de vie, et la préservation de toutes les ressources naturelles.