16 mai 2008

Projet d'orientation : préambule

En 2007, nous avons fait le choix de l’engagement. Nous avons décidé de participer à une majorité réformatrice. Le chemin de la réforme est difficile, mais c’est le seul utile pour assurer l’avenir du pays. Notre engagement se situe dans la tradition philosophique de notre famille de pensée et s’inscrit dans l’avènement d’un monde nouveau. Ce monde nouveau nous invite à un retour sur le cœur de nos convictions. La question qui se pose à nous est : que doit être le centrisme français en ce début de XXIe siècle ? Cette motion se veut le point de départ d’une discussion refondatrice. Le Comité exécutif souhaite ardemment que chacun d’entre nous accepte de prendre le temps d’y réfléchir, puis de prendre part à une délibération générale associant le plus grand nombre. Il soumet donc au débat une série de points qui seront enrichis par vos amendements. Aujourd’hui, est un moment singulier. Nous entrons dans ces temps de grands chambardements dont l’Histoire a le secret. Reconstruire le centrisme ne suffit pas. Il nous revient aussi d’assurer son renouveau.

Projet d'orientation : une société solidaire

12.
Nous voulons construire une société plus solidaire et plus responsable. Notre conception de la philosophie de solidarité commande de mobiliser l’effort collectif pour soutenir les plus faibles et les plus démunis d’entre nous. Ce soutien a pour but d’assurer la dignité des personnes et leur subsistance, mais aussi de leur permettre de retrouver une pleine autonomie. Pour cela, nous devons introduire ou renforcer les mécanismes de responsabilisation pour tous les autres. L’efficacité de l’aide qu’une société progressiste est capable d’offrir aux plus démunis de ses membres est fonction de l’esprit de responsabilité. Libéraux et pluralistes, nous voulons donner à des organisations intermédiaires la capacité de bâtir des solidarités mieux adaptées à chaque communauté humaine : mutualisme, coopération, fondations, syndicats, branches professionnelles.

Projet d'orientation : conclusion

26.
Enfin, nous devons être capables de donner la formule politique du temps présent. Que voulons-nous ? Sommes-nous capables de le dire en peu de mots ? Nous soumettons cette proposition à la discussion générale : moins d’Etat mais plus de solidarité ; plus de sécurité mais plus de libertés ; plus d’innovations mais plus de responsabilité ; plus d’identité mais plus d’Europe.